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Avr 21

Diabète : deux maladies distinctes


Si l’insuline est toujours en cause, on devrait parler de diabètes, puisqu’en fait le diabète de type 1, dit insulinodépendant, est bien différent du diabète de type 2, aussi appelé diabète de la maturité.

Le diabète de type 1 survient le plus souvent chez les enfants et les adultes jeunes. Les cellules qui produisent l’insuline sont détruites et le pancréas ne produit plus d’insuline. Résultat : le glucose n’entre pas dans les cellules, il est en excès dans le sang (hyperglycémie). En conséquence, faute de leur source énergétique habituelle, les cellules ne fonctionnent plus correctement. Ce diabète est dit « insulinodépendant », car les malades ont besoin d’injections quotidiennes d’insuline. Les doses à injecter dépendent de l’alimentation et des activités du diabétique et elles doivent être ajustées en fonction de son taux de glycémie, qu’il doit mesurer au minimum trois à quatre fois par jour. Il prélève une goutte de sang au bout de son doigt, un petit appareil individuel (lecteur de glycémie) l’analyse et affiche le taux de sucre en quelques secondes.

Le diabète de type 2  se développe progressivement, généralement après 40 ans. Il progresse de façon insidieuse, longtemps sans symptôme dans la majorité des cas. Il reste trop souvent découvert tardivement, au stade d’une des complications : troubles visuels, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, insuffisance rénale chronique , ou symptômes de neuropathie périphérique.

Ce diabète se caractérise par une efficacité insuffisante de l’insuline et une incapacité à sécréter suffisamment d’insuline pour compenser ce manque d’efficacité. Il est dit « non insulinodépendant » et n’exige pas d’injections d’insuline pendant les premières années de la maladie. Le surpoids, la sédentarité, une alimentation trop riche favorisent cette maladie, particulièrement en cas de prédisposition, souvent familiale. L’association de mesures d’hygiène alimentaire, d’activités physiques, de perte de poids et de médicaments permet souvent de contrer la maladie pendant quelques années.

Mais avant d’en arriver là, il existe souvent un état intermédiaire (pré-diabète) qui se caractérise par une glycémie entre 1g/l et  1,25g/l à jeun, et 1, 40g/l à 2g/l après les repas. Dans ce cas, modifier son alimentation et augmenter son activité physique donnent de très bons résultats et permettent de réduire de moitié le risque de survenue du diabète de type 2.

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  1. Reconnaitre les premiers signes du diabète » AuxPtitSoins

    […] Diabète : deux maladies distinctes […]

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