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Avr 01

Hémorroïdes, et si on en parlait ?


 Encore taboues, ces « petites boules » se manifestent par crises, comme pour nous rappeler que quelques mesures de précaution permettent de les éviter.

On n’ose pas toujours en parler, même à son médecin. Pourtant les hémorroïdes n’épargnent personne puisque ce sont simplement des vaisseaux de la paroi de l’anus. Le plus souvent, elles nous laissent en paix, mais plus on vieillit, plus on risque d’en souffrir.

2 types d’hémorroïdes

Externes, elles sont enfouies sous la peau du bord de l’anus et ne se manifestent qu’au moment des crises. Elles forment alors de petites boules douloureuses.

Internes, elles sont invisibles. Formées de veines, d’artères et de fibres musculaires, elles contribuent à bien fermer le canal anal. Elles ne sont pas douloureuses, mais peuvent saigner, saillir hors de l’anus… Pas de panique, jamais une hémorroïde, même volumineuse, n’empêche l’évacuation des matières fécales.

Dans tous les cas, il faut prendre un avis médical et ne pas se contenter d’acheter un produit en vente libre en pharmacie, surtout en cas de saignement même intermittent. Généraliste ou gastro-entérologue, le médecin vous interrogera sur vos antécédents et vous examinera, c’est le seul moyen de poser un diagnostic certain d’hémorroïdes. Cet examen est indolore et peut permettre de dépister un cancer de l’anus ou du rectum avant qu’il ne soit à un stade trop avancé pour le guérir.

L’alimentation en cause

Principale cause des hémorroïdes : le défaut d’apports en fibres. C’est parce qu’on a des difficultés à aller à la selle que les hémorroïdes peuvent devenir gênantes. Il faut donc commencer par régulariser son transit en augmentant sa ration de fibres grâce à des aliments colorés (tomate, carottes, épinards, courgettes, aubergines, pain aux céréales, pommes, raisins…), en buvant davantage d’eau (au moins 1,5 litre/jour) et en limitant sa consommation d’alcool -il dilate les veines-  de tabac et de café. Certaines mesures d’hygiène s’imposent également : ne pas se retenir quand on a envie d’aller à la selle, ne pas non plus passer des heures assis aux toilettes et ne pas « pousser ».

Si vos symptômes persistent et lorsque le diagnostic d’hémorroïdes a été établi par le médecin, à vous de juger si un traitement est nécessaire en fonction de la gène que vous ressentez. Mais sachez que si vous ne faites rien, vous ne risquez rien (ni cancer, ni infection). Vous pouvez essayer les pommades et crèmes vendues en pharmacie qui soulagent ponctuellement à condition que les hémorroïdes ne soient pas trop volumineuses.  Si cela ne suffit pas, le spécialiste vous proposera d’intervenir.

 

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