«

»

Oct 26

Gros plan sur le psoriasis


Le 29 octobre est la journée mondiale du psoriasis, une maladie de peau encore méconnue.

 

Le psoriasis est du à un dérèglement de l’immunité

En fait, la peau se comporte comme si elle avait été agressée. Elle produit une très grande quantité de kératinocytes (cellules de l’épiderme). L’épiderme se renouvelle trop vite, les nouvelles cellules s’accumulent, entraînant une réaction inflammatoire. Par ailleurs environ 10% des psoriasis cutanés sont associés à une atteinte rhumatologique qui peut même survenir avant l’apparition des signes cutanés.

C’est en partie génétique

Dans 30 à 50 % des cas, on retrouve un antécédent familial de plaques rouges et squameuses notamment sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu, les pieds, et le bas du dos.. Mais, pour que cette prédisposition s’exprime, elle doit être associée à certains facteurs environnementaux (âge, infection) et psychologiques (souci professionnel ou familial).

Cette maladie évolue par poussées

Et rien ne permet de présager de la fréquence ni de la gravité des poussées. Certaines personnes ne déclarent la maladie qu’à 50 ans et n’ont ensuite que peu de répit, tandis que d’autres ont leur première poussée à 20 ans et la seconde, des années plus tard.

Le psoriasis n’est pas contagieux

Cette dermatose n’est pas plus contagieuse, qu’elle n’est liée à une question d’hygiène. Il n’y a donc aucun risque à nager dans le même bassin qu’une personne atteinte de psoriasis ou à lui serrer la main.

Le psoriasis ne se guérit pas

Tout l’enjeu est donc de traiter les poussées ou de prévenir leur réapparition lorsqu’elles sont fréquentes (voire permanentes) et gênantes. L’application quotidienne d’émollients est la base de tout traitement. Ensuite, selon la gravité du psoriasis et son retentissement sur la qualité de vie du malade, le médecin a le choix entre des soins locaux à base de cortisone et des traitements généraux (méthotrexate, rétinoides, injections ou perfusions de médicaments issus de biotechnologies).

Les cures thermales soulagent les malades

Comme les ateliers d’éducation thérapeutique des hôpitaux, elles permettent aux curistes de mieux connaître leur maladie et donc de mieux la prendre en charge. Les patients qui ont suivi une cure thermale à Avène, La Roche-Posay ou St-Gervais ont une amélioration d’au moins 60% de leur état pendant la cure.