«

»

Fév 24

Vrai/Faux sur la méningite à méningocoques


En France, cette infection des membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière survient dans deux tiers des cas chez les moins de 20 ans.

 

Les premiers signes sont assez banals. VRAI.

Fièvre, maux de tête et  malaise général sont les premiers symptômes. Mais faute de prise en charge rapide, l’infection gagne le sang, provoquant une septicémie. Les conséquences peuvent être dramatiques.  En France, en 2008, sur 689 cas déclarés, 76 sont décédés. Et parmi ceux qui survivent à la maladie, un sur cinq souffrira toute sa vie de graves complications ou de séquelles irréversibles telles que lésions cérébrales, troubles de l’apprentissage, perte auditive…

Elle est due à une bactérie très répandue. VRAI.

Le germe en cause, Neisseria meningitidis, peut se retrouver chez 5 à 10 % de la population générale, mais heureusement il ne se manifeste que rarement.  Ce méningocoque est classé en cinq sous-groupes différents : A, B, C, W135 et Y.  Selon les dernières données (2009), en France, les infections à méningocoques sont dues dans 72 % des cas au sérogroupe B, dans 22 % des cas au sérogroupe C, dans 3 % des cas au sérogroupe W135,  et dans 3% des cas au sérogroupe Y.

Ces méningocoques se transmettent par le sang. FAUX.

Ils sont présents dans le nez ou la gorge et se transmettent par les gouttelettes de salive lorsque nous parlons, toussons, éternuons… Heureusement, seul un faible pourcentage des porteurs de la bactérie déclenchera la maladie, mais personne ne peut prédire à l’avance qui sera touché. Par ailleurs, lorsque la méningite se déclare, sa propagation est si rapide que les antibiotiques ne sont pas toujours suffisants pour la prendre de vitesse.

Aucun vaccin ne permet de s’en protéger. FAUX.

Depuis 2010, le vaccin Menveo®  protège efficacement des quatre sérogroupes (A, C, W135 et Y)  à la fois. Une injection unique d’une dose de 0,5 ml par voie intramusculaire est recommandée dès l’âge de 11 ans. En revanche, aucun vaccin n’est encore disponible pour se protéger des infections à méningocoques du sérogroupe B. Le nouveau vaccin Bexsero® vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché en Europe, mais il n’a pas encore d’autorisation de commercialisation en France.

Il existe « une vaccination de rattrapage ». VRAI.

Si l’on n’est pas vacciné (ou depuis plus de trois ans) et que sans le savoir, on a été en contact avec une personne infectée, il faut se faire vacciner contre les sérogroupes A, C, W135 et Y dans les dix jours qui suivent le dernier contact avec cette personne.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>