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Mai 08

Dépistage organisé du cancer colorectal


Quatre hommes sur 100 et trois femmes sur 100 développeront un cancer colorectal avant l’âge de 75 ans. D’où l’importance de ce dépistage.

Depuis 2009,  femmes et hommes âgés de 50 à 74 ans, sont invités, tous les deux ans, à réaliser un test de dépistage du cancer colorectal. Dix‐sept millions de personnes sont concernées en France.

À quoi ça sert ?

Cette tranche d’âge est particulièrement ciblée puisque près de 95 % de ces cancers surviennent après 50 ans.Par ailleurs, on estime que 60 % à 80 % des cancers colorectaux se développent à partir de petites tumeurs
généralement bénignes : les polypes.   Mais, lorsque le cancer colorectal est détecté à un stade précoce (stade I, atteinte superficielle de la paroi intestinale), le taux de survie à 5 ans dépasse 90cancer colorectal %.

Comment ça se passe ?

Ce dépistage repose, en premier lieu, sur la réalisation d’un test de recherche de sang occulte (non visible) dans les selles.
Le test que la patient réalise à domicile, nécessite trois selles consécutives. Il consiste à prélever, sur chaque selle, deux échantillons de la taille d’un grain de riz et à les déposer sur une plaquette. Afin d’en faciliter la réalisation, un dispositif de recueil des selles et des bâtonnets (pour les prélèvements) sont  fournis avec le test. Une fois les six prélèvements effectués, la personne envoie le test au centre de lecture (enveloppe T fournie), en y joignant la fiche d’identification fournie et complétée. Les résultats de l’analyse sont transmis par le centre de lecture à la personne concernée, à son médecin traitant ainsi qu’à la structure départementale en charge de l’organisation des dépistages, en vue du suivi du programme.

Si le test est négatif

Dans 97 % à 98 % des cas, ce qui signifie qu’aucun saignement n’a été détecté et la personne est invitée à le renouveler deux ans plus tard si entre-temps aucun symptôme ((présence de sang dans les selles, troubles du transit d’apparition récente, douleurs abdominales inexpliquées et d’apparition récente, amaigrissement inexpliqué) n’apparait.

Si le test est positif

La personne est invitée à consulter son médecin traitant afin qu’il l’oriente vers un gastroentérologue pour réaliser une coloscopie, l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Elle permet aussi de retirer des polypes bénins (avant qu’ils n’évoluent en cancer) ou plus rarement des polypes malins.
Dans près de la moitié des cas, la coloscopie ne détecte aucune anomalie. Dans environ 30 % des cas, elle révèle un polype ou adénome et dans un peu moins de 10 % des cas, un cancer.

Les résultats sont-ils fiables ?
La sensibilité du test varie de 50 % à 60 % : il permet donc de dépister, avant tout symptôme, la moitié des cancers présents. Les faux négatifs sont les cancers présents qui ne sont pas décelés par le test. Pour certains, ils seront détectés encore à des stades précoces deux ans plus tard, d’où l’intérêt de pratiquer un dépistage tous les deux ans. Pour d’autres, ils seront détectés suite à des symptômes. Ces derniers sont alors appelés cancers de l’intervalle et sont de meilleur pronostic que ceux qui surviennent chez des personnes n’ayant pas pris part au
dépistage.

Combien ça coûte ?

Le coût du test et son analyse sont entièrement pris en charge par l’Assurance maladie.

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